ANaTeF - Association des Techniciens Forestiers Indépendants

Actualités

Assemblée générale en Limousin

La grande futaie de douglas du Limousin

TECHNICIENS FORESTIERS INDéPENDANTS EN ASSEMBLéE

L'assemblée générale de l'Association nationale des techniciens forestiers indépendants (Anatef) s'est tenue les 17 et 18 janvier à Royère de Vassivière dans la Creuse.

Cette association créée en 1993 regroupe des techniciens forestiers de toute la France. Une quinzaine d'adhérents étaient présents ce jour là pour échanger sur leur métier et débattre de l'actualité de la filière. La représentation régionale était très déséquilibrée avec une forte présence de la Lorraine où quatre techniciens exercent en bonne intelligence. La Franche-Comté, le Limousin, la Picardie et la région Centre étaient également présents. La profession est moins présente dans le grand Ouest de la France mais il faut souligner que c'est une profession jeune. Les premiers techniciens se sont installés au début des années 80 suite à la mise en place des formations diplomantes de Brevet de technicien supérieur « Production forestière ».

Code déontologique

Le technicien indépendant travaille sous un statut de profession libérale ou de société anonyme et l'adhérent à l'Anatef doit se plier à un code de déontologie strict lui interdisant notamment de cumuler l'achat-revente de bois pour son propre compte, ou d'être courtier en bois. Le technicien indépendant rédige des plans simples de gestion et assure leur application, marque des éclaircies et des coupes et assure des actes de commercialisation au bénéfice des propriétaires forestiers. Il accompagne le propriétaire dans ses démarches administratives, juridiques et fiscales. Selon la situation, il peut engager des actions de regroupement lors de projets d'amélioration de desserte forestière ou de vente groupée sur catalogue.

Si ses compétences techniques sont reconnues par les nombreux partenaires de la filière, le sujet de vives discussions lors de cette assemblée générale a été l'absence de reconnaissance en tant qu'Homme de l'art agréé. Le Bureau de l'association a donc sollicité et obtenu une prochaine rencontre avec Henri PLAUCHE-GILLON, président des Forestiers Privés de France afin de présenter sa corporation et d'obtenir des avancées sur cette question de l'agrément. Yves Vuillot, président de l'Anatef depuis quatorze ans rappelle volontiers : « nos clients sont aussi les adhérents des syndicats forestiers ».

Un réseau d'échanges

Le réseau associatif permet aux professionnels parfois très isolés de comparer leur situation avec des confrères, d'échanger des informations techniques sur la sylviculture ou commerciales sur les marchés des bois ou de joindre leurs compétences pour la rédaction de documents comme un cahier des clauses générales de ventes. Ce besoin de regroupement se traduit aussi au niveau régional avec la création d'Agefor Auvergne en 2007 (AGEFOR : Association des gestionnaires forestiers) et celle en cours d'Agefor Centre.

Pour clôturer ces deux journées de travail, Hans Kreusler, technicien dans la Creuse depuis 1987 a conduit le petit groupe dans une des propriétés dont il suit la gestion. Au pays du Douglas, sa sylviculture peut être considérée comme originale. Elle est guidée par quelques règles simples visant à dérégulariser les peuplements. Les éclaircies par le bas sont donc proscrites. Le marquage des éclaircies se fait exclusivement au profit du plus bel arbre à l'instant t (sans désignation) en veillant à ne prélever que 20% de la surface terrière, sachant qu'elle se situe aux environs de 40m²/ha avant éclaircie. Afin d'assurer le renouvellement de Douglasaies mûres, Hans Kreusler est un inconditionnel de la régénération naturelle et si possible par trouée. Avec des productions de 15 à 20m3/ha/an, des arbres adultes dépassant 35 mètres, droits, peu branchus et se régénérant naturellement, le Douglas est vraiment l'essence phare de la région. Les techniciens de l'Anatef espèrent voir des exemples d'une telle qualité à leur prochain rendez-vous en 2010.

Bernadette Vallée février 2009

Vente de Chantrud du 9 décembre 2008

Le bois international publie dans son numéro du 24 janvier 2009, le compte rendu de la 10e vente de bois de Chantrud (Aisne) organisée par nos adhérents Jacques Cornu-Langy et Yves Vuilliot :

Compte tenu de la conjoncture, le volume de bois mis en vente par les gestionnaires se limitait à 5350 m3 soit moins de la moitié que l'an dernier.

A la surprise générale, l'activité en séance et les offres reçues au préalable, ont soutenu l'intérêt de la vente.

La mise en règlement judiciaire de l'entreprise "plysorol" maintient le marché du peuplier dans une léthargie certaine. 2 lots sur 5 ont été vendus (I214 et robusta) autour de 30 €/m3.

En bois dur sur pied les 4 articles étaient à base de chêne et frêne.

Les acheteurs se sont montrés confiants en l'avenir car il y eut entre 5 et 7 soumissions par article avec des prix compris entre 60 et 85 €/article.

Les bois abattus étaient également constitués principalement de chêne et frêne ce qui correspondait bien à la demande actuelle. Les prix se sont maintenus par rapport à l'an dernier et ont progressé dans certains cas.

Pour le chêne (10 articles), fourchette entre 64 et 182 € selon qualité.

En frêne (7 articles) entre 56 et 115 €.

Le hêtre reste à des niveaux bas, mais s'est vendu entre 50 et 55 €.

A noter un article de charme à 41 € et un de beaux merisiers à 256 €.

Calme plat sur le châtaignier (1 article invendu) qui avait amorcé une baisse l'an dernier.

14 exploitants forestiers ou scieurs ont emporté les articles vendus. Il s'agit principalement d'acteurs locaux de la filière-bois, d'où l'intérêt à maintenir un tissu de proximité dans la commercialisation et la transformation du bois.

Yves Vuilliot 24-01-2009

Notre réorganisation

Depuis 25 ans des techniciens forestiers indépendants se sont installés pour répondre à la demande de gestion de propriétaires de bois privés. Isolés dans leurs régions, ils ont voulu s'organiser pour garantir la qualité de leur travail, harmoniser leurs statuts et partager leurs expériences. Ce fut la création de l'ANATEF en 1993.

Avec des moyens uniquement bénévoles, l'association a réussi à faire connaître le métier, à assurer le lien entre ses membres et conseiller des jeunes en phase d'installation.

A l'heure de la désindustrialisation de la filière-bois, il faut aller plus loin dans l'organisation pour répondre à l'appel de M. Barbier, directeur général de la fédération des forestiers privés de France dans son article de Forêts de France (janvier-février 2006) :

"Coopération forestière, experts forestiers ou autres modes d'organisation à inventer et à promouvoir, il faut développer toutes les formes d'organisation si l'on souhaite que le secteur de la première transformation (...) redevienne attractif ..."

Améliorer la gestion des secteurs morcelés, regrouper l'offre de bois, mettons en commun tous nos savoir-faire pour créer, en partenariat avec nos clients-propriétaires forestiers, une organisation de la gestion forestière indépendante, membre de la filière-bois française.

Inscrivons-le comme axe prioritaire de notre action en 2006, et au-delà.

Yves Vuilliot 12 février 2006

Nous faire connaître

Notre site internet n'a pas un an et il commence à être bien référencé dans les moteurs de recherche.

La fréquentation varie de 3 à 10 connexions par jour, c'est encore faible mais les visiteurs consultent en moyenne 5 pages, ce qui prouve un certain intérêt.

Cela a déjà permis des contacts, bien sûr avec des utilisateurs d'internet, mais il sont tous les jours plus nombreux. Qui sont-ils ? Des jeunes qui veulent s'installer, cela prouve que notre métier a de l'avenir. Des personnes à la recherche de conseils, c'est notre rôle.

Cela est important, mais pour une profession très proche du terrain, la connaissance de proximité est tout aussi importante. Des propriétaires forestiers souvent de petite taille cherchent un appui technique et ne savent pas à qui s'adresser.

Comment faire savoir que l'on existe et que l'on sait travailler ? Pour les anciens, le bouche à oreille fonctionne, bien en général. Pour les jeunes, cela viendra, mais il faut tenir le coup. Nous ne sommes pas un métier où la publicité a de l'intérêt. Ce qui compte c'est de s'inscrire dans le long terme, comme la forêt pour laquelle nous travaillons ; alors il faut gagner la confiance dans la durée. Ce n'est pas facile dans une société qui a appris à zapper.

Notre première règle : bien travailler, et ensuite le faire savoir. La forêt en a besoin et nous aussi.

Yves Vuilliot 05-05-2005

Assemblée générale de Mirecourt

François Schouver

L'association nationale des techniciens forestiers indépendants (Anatef) a tenu ses assises à Mirecourt.

Structure créée en 1993 par des spécialistes, c'est la première fois que les membres de l'association nationale des techniciens forestiers indépendants (Anatef), présidée par le Picard Yves Vuilliot, tenaient leur assemblée générale dans les Vosges, et plus particulièrement à Mirecourt où ils étaient reçus au Centre de formation professionnelle et promotion agricole et forestière (CFPPAF). L'occasion pour les techniciens en provenance des régions du Nord, du Centre, de l'Est et du Sud-Est, de se retrouver annuellement, de découvrir le département, et les dégâts engendrés par la tempête de 1999 qui avait fortement touché le secteur. La réunion de vendredi dans la cité des luthiers était consacrée plus spécifiquement aux rapports moraux et à la partie administrative, tandis que le samedi matin, les intéressés se retrouvaient dans la forêt d'Artembouchet à Damblain pour débattre du reboisement dans les bois de la Plaine Vosgienne.

Des ouvrages importants

Accueillis par le propriétaire des lieux depuis janvier 2002, Hervé Piot, les techniciens hexagonaux ont pu se rendre compte sur place, de l'étendu du désastre qu'a laissé la tempête du 26 décembre 1999. Près de 50 hectares touchés sur les 170 ha que comptent la propriété forestière de Damblain. Des circonstances dramatiques que le technicien Meurthe-et-Mosellan, François Schouver, a pu expliquer, de même que les travaux réalisés pour reboiser le domaine, à savoir : la fin d'exploitation des bois chablis, les récoltes périodiques des bois dépérissant, la création du prolongement de la route forestière (1.060 m), le nettoyage avant plantation par ouverture de cloisonnement au broyeur, reboisement post-tempête de 42,55 ha au printemps 2004, l'inventaire pour l'été 2005 et le renouvellement du PSG en cours. Des ouvrages importants entrepris avec l'aide des divers étudiants et apprentis des écoles forestières, notamment ceux de Mirecourt.

Sans parler du nettoyage et des travaux préparatoires à la plantation de nouveaux peupliers, de douglas, de chênes sessiles, d'alisiers torminaux, de mélèzes, d'érables sycomores. Une visite glaciale du site mais ô combien instructive pour les techniciens en présence qui ont pu partager leur expérience.

Au même titre que les techniciens d'état de l'ONF qui interviennent dans les forêts domaniales, l'Anatef est une association nationale de conseillers et techniciens forestiers indépendants de terrain, principalement installés en zone rurale et au service des propriétaires privés. Leur champ d'action est varié, de la gestion des parcs ou des forêts de production, à l'aménagement paysager, la pédagogie... et en étroite collaboration avec des experts.

Alain BUFFE (Est Républicain) 27-02-2005